Jeunesse et politique : une grande histoire d'amour... ou pas

La jeunesse est-elle écoutée en politique ? Johakim Chajia, ancien coordinateur de la maison de jeunes Masure 14 et récemment élu conseiller communal à la ville de Tournai se positionne sur la question.


Face aux défis auxquels est confrontée la jeunesse, diriez-vous qu’elle parvient tout de même à exploiter son potentiel ?
La jeunesse que je vois aujourd’hui est résiliente par rapport à tout ce qui se passe. En effet, on parle souvent d’une jeunesse des crises, et je pense que c’est vrai : crise écologique, migratoire, économique, sanitaire, démocratique, il y a beaucoup d’enjeux
et de défis pour cette jeunesse ! Mais malgré tout, je trouve qu’elle est capable de continuer de rêver, de construire, de mettre des choses en place.

Qu’en est-il de la jeunesse à Tournai ?
C’est interpellant, si on regarde les chiffres de la démographie, c’est une jeunesse qui s’en va de la ville, il y a beaucoup d’enjeux en termes d’attractivité. Quand on a lancé Les Jeunes Donnent de la Voix, j’ai pu voir toutes les aspirations de la jeunesse pour sa ville et comment celle-ci pourrait leur permettre de s’épanouir. Cependant, il y a un manque de considération vis-à-vis des jeunes de la part du corps politique.

Olga Borgniet

Johakim Chajia incarne l’esprit de résilience et d’innovation de la jeunesse tournaisienne ©Olga Borgniet